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CARACTÈRES DU PAYS BRETON

 

Avancée sur l’océan Atlantique, la péninsule bretonne se situe à l’extrême ouest du continent européen. 

Son territoire historique s'étale aujourd'hui sur cinq départements (le Finistère, le Morbihan,les Côtes-d’Armor, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique), sa superficie est de 35 000 km2 (29 000 km2 pour la Bretagne administrative), soit environ 7 % du territoire français. Par sa taille, elle est donc comparable aux Pays-Bas (41 500 km2), à la Suisse (41000 km2), à la Belgique (30500 km2), ces pays qui surent marquer l’histoire de l’Europe malgré la dimension restreinte de leur territoire (ils restent à l’heure actuelle, des modèles de nations souveraines).

En constante évolution, la population de la Bretagne atteint aujourd’hui les 4,6 millions d’habitants pour la Bretagne historique (3,2 millions pour la Bretagne administrative). Elle se rapproche, de ce point de vue, de l’Irlande (4,5), de la Croatie (4,3). Elle est plus peuplée que l’Arménie (3,2), la Lituanie (3), la Macédoine (2,9).

Issus du peuple celte, les Bretons conservent encore les traditions de leur glorieux passé et un attachement à leur langue. Celle-ci s’apparente aux langues brittonniques telles que le gallois et le cornique (Cornouailles). Ces langues insulaires ont résisté à l’anglicisation. La Bretagne compte deux pays : l’Armor, ou Bretagne littorale, et l’Arcoat, ou Bretagne intérieure.Le pays breton, à l’atmosphère humide et douce, est baigné par la mer de toutes parts : le centre-Bretagne se trouve ainsi à moins de 60 km des côtes.

 

L’économie bretonne

Avec l’océan Atlantique et la Manche, les bretons disposent de trois activités importantes, avec tout d’abord la pêche (47% des volumes péchés en France), puis le commerce maritime et le tourisme, regroupant aussi des pôles très actifs.  Sa production animale et ses ressources halieutiques placent la Bretagne au premier rang de l’hexagone, pourtant le secteur primaire breton ne représente pas le pôle essentiel de son économie. Avec la mutation de son agriculture, la Bretagne a su créér un secteur agro-alimentaire innovant, qui représente aujourd’hui l’un des piliers de son activité économique, avec près d’un emploi sur cinq.

Issus d’un mouvement de décentralisation industrielle, les secteurs de l’électronique et des télécommunications, font encore figure de pôle d’excellence, avec un enseignement de haut niveau  (universités, écoles d’ingénieurs) et une place importante accordée à la recherche (2e pôle français de recherche dans les télécommunications).Certains secteurs, comme la métallurgie et la mécanique (y compris l’automobile), la construction navale et le machinisme agricole, contribuent à une part importante de l’activité économique régionale, mais l’évolution de ces filières se conçoit maintenant dans un contexte de concurrence internationale.

Depuis la crise de 2008, l’économie bretonne laisse apparaître des faiblesses dans sa structure industrielle, principalement dues au rétrécissement de ses débouchés. Ainsi, elle se trouve confrontée aux marchés mondiaux émergents, et elle doit faire face à une lutte accrue pour le maintien de la valeur ajoutée de ses entreprises.

 

De nouvelles perspectives pour la Bretagne

Aujourd’hui la Bretagne ne peut se satisfaire de sa situation dans ses principaux secteurs d’activité. Conscientes des difficultés de notre région, ses élites économiques et politiques se doivent d’identifier les priorités pour redéfinir un projet régional.Pouvons-nous espérer un mouvement comparable à celui du “miracle breton” ? Au cours des années 1955-1970, les élites bretonnes, grâce à l’action du CELIB, avaient accompagné la réorientation industrielle d’une Bretagne en retard sur les autres régions françaises. Devons-nous espérer de l’État une nouvelle décentralisation industrielle, comme ce fut le cas pour l’automobile, les télécommunications, l’électronique ou la construction navale ? L’expérience acquise dans les domaines de l’agriculture, des sciences de la mer et des technologies de l’information représentent des atouts majeurs sur lesquels la Bretagne doit miser massivement pour évoluer vers une économie de la connaissance, garantissant ainsi à la région une croissance pérenne.

La restauration d’une monarchie légitime représenterait pour la Bretagne une occasion historique d’obtenir, dans le cadre d’une décentralisation, la refondation d’un modèle d’administration locale capable d’accompagner et de respecter ses initiatives.

 

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=2&ref_id=20005

 

 

  

LES DUCS ET DUCHESSES DE BRETAGNE 

 

La Bretagne existe comme entité politique depuis le IXe siècle avec la création d’un royaume. Le roi Charles le Chauve remet au fils de Nominoë, Érispoë, le titre et les insignes de la royauté, toutefois il devient vassal du roi des Francs, comme les rois d’Aquitaine, d’Italie, de Provence ou de Bavière.Pendant sept siècles, plusieurs maisons régnantes se succèderont à la tête du royaume, puis du duché. Toutes défendront toutes l’indépendance de la couronne jusqu’à l’édit d’union de la Bretagne à la France, en 1532.

Le dernier duc de Bretagne fut le dauphin et duc Henri, fils du roi de France François Ier.

Nous vous proposons de découvrir un arbre généalogique des rois et ducs de Bretagne.

Document vers la généalogie des ducs de Bretagne

 

L'HERMINE

 


 

Le pelage de l'hermine est brun-roux l'été et devient blanc l'hiver (dans les régions froides) : seul le bout de sa queue reste noir.

On cousait les peaux côte à côte et on plaçait au milieu de chacune la queue fixée par trois barrettes disposées en croix. Puis on s'est mis à représenter les décorations des écus : l'hermine ne désignait plus seulement la fourrure mais aussi cette représentation formée du bout de la queue (appelée plus précisément la moucheture d'hermine) et des trois barrettes.

L'hermine était au duc de Bretagne ce que la fleur de lis est au roi de France.

Elle est à la Bretagne ce que la fleur de lis est au Québec !

Le lis et l'hermine sont des symboles de pureté.

Le lis parce qu'il est associé à la Vierge, et à l'hermine est associée la devise :

            (en latin)       potius mori quam foedari

            (en breton)   kentoc'h mervel eget bezañ saotret

            (en français) plutôt la mort que la souillure

(français, breton, latin : f, b, l. c'est le sigle de la Fédération Bretonne Légitimiste qui rassemble tous les légitimistes en Bretagne.)

 

 

L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE   par   Pierre  Coëtquen

 

Nous vous proposons de retracer les grands épisodes  du royaume, puis du duché de Bretagne, grâce au récit de cette brillante  histoire par Pierre Coëtquen, rédacteur de la Blanche Hermine.

 

        D'Erispoë à l'an mil

Le XI e siècle

De Conan III aux Plantagenêts

De Jean II à Jean III le Bon

Le règne de Jean V le sage

La guerre de succession

François II

Anne duchesse de Bretagne

 

LES LÉGITIMISTES DANS L’HISTOIRE DE BRETAGNE

 

Des Bretons se sont illustrés dans l’histoire de France par leur attachement à la monarchie traditionnelle, ou tout simplement à la légitimité politique.

 

v  ARTHUR DE RICHEMONT

Qui était Arthur de Richemont (1393-1457/1458) ?  Frère du duc de Bretagne, Jean V, il combat dans le camp français contre les Anglais. Nommé connétable par Charles VII, il contribue à rétablir l’autorité du roi en imposant une profonde réforme de l’armée. Il remporte des victoires décisives contre les Anglais, notamment à Patay où il est aux côtés de sainte Jeanne d’Arc. À la mort de son neveu Pierre II, il devient duc de Bretagne, sous le nom d’Arthur III. Il se fait le défenseur intransigeant des libertés bretonnes.    

Texte sur Arthur de Richemont

 

  • v  ANNE DE BRETAGNE

Anne de Bretagne

Née à Nantes (Bretagne) le 25/01/1477 ;

Décédée à Blois (France) le 09/01/1514

 

Fille du duc de Bretagne François II et de Marguerite de Foix, Anne de Bretagne naît en 1477 dans le château ducal de Nantes. François II ne laissant que deux filles, Anne et Isabeau, il décide en 1486 de faire reconnaître Anne héritière par les États de Bretagne, et désigne pour tuteur le maréchal de Rieux. Cette décision, qui va à l'encontre du traité de Guérande, augmente la tension entre le duc et le roi de France.

François II meurt en 1488 et Anne est couronnée duchesse de Bretagne le 10 février 1489, à Rennes. Le 16 décembre 1490, elle épouse Maximilien Ier de Habsbourg, archiduc d'Autriche et futur empereur de Germanie. Ce mariage permet à la Bretagne de préserver son indépendance totale. Il provoque aussi la colère du roi de France, Charles VIII, lequel vient mettre le siège devant Rennes. Après trois ans de lutte (1489-1491), les troupes royales, aidées par le vicomte de Rohan, l’emportent sur les troupes d’Anne renforcées par des contingents allemands, anglais et aragonais. Le 6 décembre 1491, Anne épouse Charles VIII dans le château de Langeais et est couronnée reine de France le 8 février 1492 dans la basilique de Saint-Denis.

Charles VIII meurt soudainement en 1498 et Anne reprend en main le duché de Bretagne. En 1499, elle épouse Louis XII, duc d'Orléans et successeur de Charles VIII, tout en préservant ses droits sur la Bretagne. Huit enfants naissent de ce mariage. Leur fille aînée, Claude de France, est fiancée à Charles de Luxembourg en vue de faciliter la conduite de la troisième guerre d'Italie.

Personnage central de l'union entre la Bretagne et la France, Anne de Bretagne meurt à Blois en 1514. Elle est inhumée dans la basilique royale de Saint-Denis. Son cœur est déposé dans la chapelle des Carmes, à Nantes.

Texte sur Anne de Bretagne

 

  • v  Madame de SÉVIGNÉ

 

(Marie de Rabutin-Chantal, marquise de) Paris 1626-Grignan 1696.

Orpheline à l’âge de sept ans, la jeune Marie sera  élevée par son oncle qui lui procurera une solide éducation basée sur la connaissance des belles lettres et l’étude de l’italien et du latin.

À l’âge de dix-huit ans, elle épousa Henri de Sévigné, de bonne noblesse bretonne. Ce mari, joueur et bretteur lui donna deux enfants avant d’être tué en duel en 1651.

Après une période de deuil, la marquise réapparaît à la cour où elle se lie avec madame de la Fayette, La Rochefoucauld, Chapelain, Ménage, le cardinal de Retz et madame Scarron. Elle partage sa vie entre Paris, où elle loue à partir de 1677 l’hôtel Carnavalet, le domaine des Roches, en Bretagne, et le château de Grignan, en Provence, chez son gendre.

Témoin de son époque, la marquise est connue pour ses Lettres (au nombre de 1155), adressées principalement à sa fille adorée, madame de Grignan. Suivant une mode très en cours dans le monde de la préciosité, ses lettres étaient lues et commentées dans les salons littéraires où elles connurent un grand succès. Son œuvre ne fut publiée qu’en 1734-1737 par les soins de sa petite-fille. Sa correspondance est pleine de spontanéité et trace le portrait d’une femme délicieuse, “la plus spirituelle de la plus aimable époque, de la plus aimable société française”, disait Sainte-Beuve.

Madame de Sévigné nous offre un témoignage singulièrement vivant de son époque, relatant aussi bien les menus faits de la vie quotidienne à la cour, que les grands événements de son époque : procès de Fouquet et de Brinvilliers, le passage du Rhin, le mariage de Mademoiselle, et surtout la répression qui s’abattit sur la Bretagne après la révolte des Bonnets rouges de 1675.

La violence avec laquelle les troupes du duc de Chaulnes réprimèrent l’insurrection scandalisa la marquise de Sévigné. Elle devait écrire : “Je prends part à la tristesse et à la désolation de toute la province… Les troupes vivent comme en pays de conquête, nonobstant notre bon mariage avec Charles VIII et Louis XII… C’est une chose pitoyable que l’étonnement et la douleur des Bretons, qui n’en avaient point vu depuis les guerres du comte de Montfort et de Charles de Blois…

Nous sommes étonnés qu’en quelque lieu du monde, on puisse aimer un gouvernement”.

Texte sur Madame de Sévigné

 

  • v  Georges CADOUDAL

(Kerlénao 1771-Paris 1804)

 

Personnage principal de la chouannerie bretonne. Doté d’une intelligence exceptionnelle et d’une grande force, il mena un combat sans merci contre les troupes de la Révolution.

Au sortir de son droit, le jeune Georges fut séduit par les idées des constitutionnalistes de 1789 et par les revendications du Tiers État. Toutefois, les persécutions subies par le clergé scandalisèrent ce catholique d’une grande piété et le poussèrent à s’opposer au pouvoir des Jacobins.

Il se mit à fréquenter, le dimanche, les jeunes contestataires qui se dressaient contre l’impérialisme bourgeois des Jacobins. Il y retrouvait son ancien compagnon de collège, Pierre Guillemot de Bignon. En mars 1793, sa convocation à la souscription le décide à partir pour la Vendée, avec un petit groupe de volontaires dont l’ambition était de se battre avec les troupes du marquis de Bonchamps. Il y apprend à faire la guerre et se couvre de gloire. Après  l’équipée tragique de la Virée de Galerne, il échappe à l’anéantissement de l’armée vendéenne lors de la bataille de Savenay.

De retour à Kerléano, il se fiance avec Lucrèce, la sœur de son ami Pierre Mercier. Une dénonciation aboutira à l’arrestation de toute la famille Cadoudal et à son internement à Brest, dans la tour Azenor. Cadoudal et son ami Mercier réussiront à s’évader, mais sa mère et son oncle périront du fait de mauvais traitements en détention.

Résolu à venger ses morts, à lutter contre l’oppression, il deviendra chef de la chouannerie morbihannaise. L’année suivante, il s’illustrera en participant aux batailles du corps expéditionnaire débarqué à Carnac. Affaiblie par les intrigues, son offensive ne suffira pas à briser l’encerclement du corps expéditionnaire par les troupes du général Hoche. Nommé  commandant en chef de la chouannerie par Louis XVIII, Cadoudal poursuivit une guerre d’embuscades et de guérilla contre des troupes, considérables, dépêchées par le Directoire pour nettoyer la région des rebelles et des suspects de rébellion. Comme le disait Fouché : “Il ne s’agit pas de faire le triage des bons et des méchants dans ce pays maudit, il n’y a et il ne peut y avoir que des coupables.”

 Avec l’accession au pouvoir de Bonaparte, les persécutions religieuses cessent (mesures d’apaisement comme la suppression du serment du clergé, le rétablissement du repos dominical…). Cadoudal se décide à signer la paix, le 12 février 1800, mais refusera grade et rente que lui offrait le premier consul en échange de son ralliement. Le 24 décembre 1800, il organisera un attentat pour abattre le consul Bonaparte (la machine infernale de la rue Saint-Nicaise). Son projet, prévoyant l’enlèvement de Bonaparte, sera découvert et il sera arrêté à Paris en mars 1804.

 

  • v  Jean Pierre CALLOC’H

Né sur l’île de Groix dans une pauvre famille de pêcheurs. Ses poésies rassemblées sous le titre « Ar en deulin » (à genoux), représentent un véritable chef d’œuvre publié après la guerre et traduit en français. Ses poèmes empreints d’une envoûtante musicalité où passe un grand souffle mystique reçurent un grand succès dans toute la France.  

 

 Texte sur J.P CALLOC’H

 

 

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